Mode d'emploi

Ce Journal est celui d'une jeune femme banale.
Il est a usage personnel (et plus si affinités), avec dedans, quelques sorties, quelques idées, des pensées, des passages du quotidien, des fautes d'orthographe, des citations latines ou bibliques, des images de couture, et de peintures, quelques dessins, quelques essais et surement quelques coups de gueule hystériques de passage.

Ce Journal remplace le précédent, sans forcément plus de maturité, mais avec la certitude qu'on ne fait un joli gris qu'en y mettant du bleu.


mardi 20 juin 2017

[ Dessin ] Pfff

Yo.
Je propose qu'on passe nos vies en petites culottes et qu'on se lève jamais avant 7h du matin.
Putain.
Entre la température de merde, les élections de merde, la vie en générale, c'est ça où je déménage direction  le Canada, à la frontière avec le Minnesota de préférence.

Autoportrait de l'humeur du moment


Aller.



Le dessin entier est sur Insta.
Bisous bisous.

lundi 29 mai 2017

[ Perso ] Bri au bloc.

Salut, 
J'ai préparé ce post il y a 10 jours, et je t'ai oublié.
Tu m'en veux ? 


Toto* : "Amélie, si tu veux rester dans la salle pendant l'examen, tu dois mettre un tablier de protection."
Bri : "Je peux rester dans la salle pendant l'examen ? *-*"
A ce moment précis, j'ai fait un triple salto arrière, mais que dans ma tête, parske bon je pèse 250kg déjà, et en plus un bloc de radiologie interventionnelle c'est blindé de plein de trucs avec plein de fils qui pendouillent raccordés à plein de scopes accrochés au plafond et sur les murs et... et... et...


Ci dessous, le selfie en bleu trop mignon de retour au secrétariat.
Les photos avec la charlotte, le masque, et le tablier de protection resteront de l'ordre du privé. 
C'était absolument trop trop trop bien. C'est fort dommage que mon grand age m’empêche de changer de carrière pour devenir radiologue interventionnelle. Ou même manipulatrice radio. Mais c'est à refaire dès que mon planning peut correspondre.
Même que je me suis pas évanouie. 

J'avais dormi 2h et j'ai fait 8-19h mais ça va.
Nan j'ai pas les yeux rouges, nan.

Y'a un Smoking Moose sur ce grand moment en attente de colorisation prévu aussi, enfin plutôt pour Insta je pense.
On verra.

Je suis allée en angio pendant 3h, je vais t'en parler pendant 3 ans.
Bisous. 


*Toto = patron adoré de Bri.

mardi 9 mai 2017

[ News ] Là où on m'attend

« Non ça va toujours pas, mais j’ai décidé que je m’en fiche. »
Mes amies ont des réactions tellement merveilleuses et lucides dans le même temps.

Finalement ce n’était pas si difficile. De terminer le dernier cycle, de commencer le nouveau, rien de si compliqué. Pas de couic, pas de mal de ventre, pas d’attente. J’arrive même à faire semblant, et à m’y retrouver, me vider la tête avec du travail, avec des conversations qui ne m’intéressent pas, tout ce faux semblant de relationnel, qui s’étend à gauche et à droite à ce que je croyais être un cercle plus proche qu’il ne l’est en réalité, et qui commence à me rendre indifférente. De même, ce sentiment se rétracte là où je croyais avoir perdu du terrain. Peut être qu'il faut savoir accepter quand on nous laisse une seconde chance.

Non ça ne va pas, non je n’ai rien à dire, non je n’ai pas l’intention d’aller mieux.
Je suis déjà là où on m’attend*, je trouve que c’est pas si mal vu ce que je ressens, ou plutôt ce que je ressens pas.

Ce que je ressens est sur le bout de mes lèvres et derrière mes yeux quand la sensation cotonneuse se dissout, ou lors de situations qui font remonter quelques souvenirs. Et c'est tout, le reste n'est qu'une froide courtoisie.

J'ai fait le vide pendant cette semaine, et ce matin tout était tellement normal, je me suis levée,  je me suis préparée, je me qui maquillée, je suis montée dans le tram, je suis arrivée au CHU. J'avais pas envie, mais je suis là où on m'attends, dans le sens que c'est là que je "dois" être, et je continue de faire semblant d'être toujours merveilleusement moi-même. 
Peut être que toute cette concentration m'évite simplement de penser à ce que je pourrais ressentir.

Donc non, ça va pas, mais moi aussi j’ai décidé que je m’en fiche. 






*Je suis au CHU 8h/jour, à l'étude un semaine sur deux, à l’Église le dimanche matin et derrière mon téléphone le reste du temps si tu en as besoin (et si tu n'en as pas besoin, hélas j'y suis quand même), parske ... où pourrais-je être ailleurs ? 

dimanche 12 mars 2017

[ Insta ] Church

Sortir de sa zone de confort peut paraitre terrifiant. Pourtant il se passe quelque chose de serein et de fort derrière les murs les plus effrayants. Et quelques fois de plus juste.


On ne m'a donné aucun argument biblique pour me dire que "chez nous c'est comme ça" alors je suis allée voir ailleurs, et c'était bien.

vendredi 10 février 2017

[ Perso ] Coin coin.

Vendredi 03/02 : 

Hier j’ai eu 5 ans.

C’est pas rien 5 ans. C’est plein de rebondissements, de moments de joie, de tristesse, d’angoisse ou de fierté professionnels, de rire, de compassion, de découverte médicale, de rencontres, de choix, de prises de tête…

Faudrait-il faire un bilan à ce stade de ma carrière ? Faut-il regarder presque 8 ans en arrière et se dire qu’on a choisi le bon métier malgré les premières années et ce qu’elles ont laissé comme traces ? Faut-il regarder en avant et se demander si on sera toujours curieux et disponible pour la spécialité dans laquelle on évolue ? 
*bisous sur le scanner*

Faut-il tout arrêter (se lancer comme écrivain public ou essayer d’entrer dans le staff de Home Free - alleeeer) à ce moment M de ma carrière. Parce que oui, à l’hôpital, même pour les secrétaires, on parle de carrière.

Je m’étais toujours dit que dans ce métier, on nous demande énormément de chose, mais on ne peut pas parler d’être une femme d’affaire pour autant. Dans le mot carrière il y a une notion d’accomplissement, de sacrifice, surtout quand on est une femme étonnamment. C’est bizarre, mais je ne peux pas imaginer parler de « carrière ». 
Moi je parle de « mon taff », mon service, mon « poste » mais pas de carrière.
En 5 ans je ne me suis jamais posé la question de « carrière ».
Jusqu’à lundi.

Dans >ce post je disais, dans un an, aujourd’hui je dis dans six mois.
C’est à la fois pas la mer à boire, et à la fois dommage.
J'étais en colère et déçue lundi, aujourd'hui il s'est écoulé "une semaine" pendant laquelle j'ai été capable de continuer les efforts que j'avais promis et où j'ai reçu en témoignage la certitude d'être un bon élément, et ce sans avoir rien dit à personne. Et ça me suffit amplement.


Vendredi 10/02 : 

J'ai toujours 5 ans. J'ai toujours 5 ans et j'ai signé le bout de papier qui dit que j'ai 6 mois pour faire mes preuves.

Tu sais cher Journal, ici on parle toujours beaucoup de remise en question, surtout chez les autres. On pose souvent en long post pathétiques comment j'ai merdé, et pourquoi, mais surtout à cause de qui.

Je pourrais te dire que le problème de fond c'est moi, que je me suis laissée couler, que je n'ai pas de raison d'être en colère.

Mais je ne vais pas te dire ça. Je vais me contenter d'être moi, et de faire les choses du mieux possible. Et oublier le mot "carrière" jusqu'à début juillet.


Des bises-paillettes !